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Les Delessert: Créateurs des Caisses d'épargne

  1. Créateurs des Caisses d'épargne
  2. Une dynastie d'origine suisse
  3. Du commerce à la haute banque
  4. Des oeuvres sociales privées et publiques
  5. L'engagement social professionnel de banquiers philanthropes
  6. La fin d'une dynastie
  7. Questions / Réponses
Créateurs des Caisses d'épargne

Créateurs des Caisses d'épargne

Parmi les grandes dynasties financières françaises, la famille Delessert présente deux caractéristiques originales. D'une part, la mission sociale dont elle estime être investie déteint dans les activités tant financières qu' industrielles qu'elle met en oeuvre à côté des affaires traditionnelles d'une maison de la Haute Banque.

D'autre part, après avoir connu une réussite exceptionnelle pendant les deux premiers tiers du XIXe siècle, elle s'éteint en raison à la fois de mauvaises affaires et de l'absence de descendance masculine.

Une dynastie d'origine suisse

Une dynastie d'origine suisse

Les Delessert sont cultivateurs, installés depuis le XVe siècle à Peney-le-Jorat, dans le canton de Vaud, en Suisse. On les retrouve deux siècles plus tard à Connessay, ville dont ils sont «bourgeois et conseillers». Benjamin (1690-1765) s'installe à Genève où il est reçu comme bourgeois en 1723 et où il pratique la négoce et la banque.

Rejoignant la quinzaine de banquiers genevois qui s'y trouvent déjà, il fonde à Lyon, en 1725, une maison de commerce de tissus de toiles peintes et de soie qu'il exporte dans les contrées protestantes de Suisse et d'Italie, en Espagne et en Amérique. Il réalise également des opérations de banque (transfert de lettres de change et de pièces).

La Maison Delessert et Fils devient rapidement l'une des plus importantes de la place où elle est considérée comme représentant les intérêts de la Suisse. Les trois enfants de Benjamin, Jean-Jacques (1731-1768), Etienne (1735-1816) et Paul-Benjamin (1738-1818) sont dès le plus jeune âge associés à l'affaire.

Ils conservent la nationalité suisse, ce qui leur permet, dans leur vie privée de pratiquer le culte protestant et, dans leurs activités professionnelles, de ne pas payer de droit de douane. Etienne, « bourgeois de Cossonay, d'Aubonne, et de Genève », adopte l'orthographe Delessert et transporte le siège de la maison à Paris en 1777, l'établissement de Lyon fermant en 1793.

Il aide financièrement les révolutionnaires, ce qui ne l'empêche pas d'être l'objet de persécutions et d'être incarcéré, pendant neuf mois, sous la terreur, à Port Royal, puis à l'infirmerie de la Conciergerie. Lorsqu'il retrouve la liberté, il demeure simple commanditaire de la banque à nouveau active et en confie la direction, en 1795, à son second fils Benjamin (1773-1847), l'aîné, Jacques-Etienne, étant mort de la fièvre jaune en Amérique.

Benjamin n'était pourtant pas destiné à ce métier. En effet, après avoir été, comme ses frères, élève au collège académique de Genève, il suit une formation scientifique en Grande-Bretagne. A son retour en France, il embrasse la carrière militaire, faisant les premières campagnes de la Révolution et étant, à 21 ans, commandant de la citadelle d'Anvers, puis aide de camp du général Kilmaine, qui s'illustra pendant la campagne d'Italie avec Bonaparte, en 1797.

Les multiples fonctions de Benjamin vont l'obliger à se faire seconder par son frère, François (1780-1868).

Du commerce à la haute banque

Du commerce à la haute banque

Les premiers pas d'Etienne Delessert sont identiques à ceux de tout banquier de l'époque. Dans ses locaux de la rue Mauconseil, puis, à partir de 1786, rue Coq-Héron, près de la Chaussée-d'Antin où se trouvent réunis ses principaux confrères, il poursuit ses opérations commerciales, ouvre une antenne à Nantes, fait la négoce de lettres de change, finance des entreprises textiles, participe au placement des rentes viagères de l'Etat de son compatriote Necker pour le compte de clients suisses.

En relations constantes avec les grands établissements parisiens, provinciaux et étrangers, sa maison est reconnue par la haute banque en 1783 et inscrite pour la première fois dans l'Almanach royal. Très tôt, en plus de ses propres activités, Etienne contribue à la création d'institutions à l'origine de l'organisation future du système bancaire français.

Ainsi, dès 1776, il est l'un des fondateurs de la Caisse d'escompte, qui doit faciliter le financement du commerce en faisant baisser le taux d'escompte. Administrateur jusqu'en 1784 de l'organisme, il le quitte en raison de désaccords sur ses activités avant d'y revenir de 1791 à 1792, date de la suppression de la Caisse par la Convention.

Une fois la Banque de France en place, il est logique que Benjamin Delessert, actionnaire important, soit appelé à y siéger. Il sera à 29 ans, le plus jeune de tous les régents, fonction qu'il conservera pendant quarante-cinq années. Son frère François prend sa place à son décès.

Il est l'un des seuls régents à s'opposer à l'instauration du cours légal des billets afin de ne pas voir le retour de la triste expérience des assignats et démissionne six mois plus tard pour protester contre une avance faite au Trésor par l'institut d'émission.

La Maison Delessert participe au financement de pratiquement tous les régimes. Ainsi, bien qu'en désaccord politique avec Louis XVIII, Benjamin lui avance les fonds nécessaires pour payer l'indemnité de guerre prévue par le traité de Paris de 1815. En revanche, comme Charles X et son ministre Villèle font peu appel à la Haute Banque, considérée comme trop proche des idées libérales, la période est défavorable aux Delessert, installés depuis 1825 dans l'hôtel d'Uzès, rue Montmartre.

Si les affaires reprennent avec la Monarchie de Juillet, la Révolution de 1848 va leur être fatale: la crise financière, marquée par la fermeture de la Bourse et les demandes de remboursement de leurs dépôts par les clients, oblige François à liquider la maison le 10 mai.

Des oeuvres sociales privées et publiques

Des oeuvres sociales privées et publiques

Le nom de Delessert est surtout connu pour leur puissant engagement social, sans aucun doute engendré par le protestantisme qu'ils pratiquent avec rigueur. Tous les enfants reçoivent, dès leur plus jeune âge, une éducation religieuse stricte, et les chefs de la maison exercent des responsabilités importantes au consistoire de l'église réformée de Paris, comme à la Société biblique protestante, qu'ils financent.

Benjamin est l'auteur de deux livres sur la morale et la piété, où il met en exergue les valeurs de travail qui élèvent l'homme, d'éthique, de bienfaisance et de solidarité, contreparties de l'élection divine pour les hommes qui ont réussi. Les chefs de la famille s'efforcent d'appliquer ces principes aussi bien dans leur vie privée que dans leur vie publique.

Notamment dans leurs différents mandats électifs, surtout de députés, les Delessert mènent un combat contre les loteries qui démotivent les travailleurs, pour l'instruction, rempart contre la débauche, la création de salle d'asile, le secours aux mères célibataires, l'abolition de l'esclavage et du travail des jeunes enfants.

Par exemple, François est député de Boulogne-sur-Mer quand la loi de 1841 limite à huit heures la durée quotidienne du travail des enfants de 8 à 12 ans, et l'une des nombreuses écoles gratuites que la famille a créées pour des enfants protestants portera son nom à son décès.

L'engagement social professionnel de banquiers philanthropes

L'engagement social professionnel de banquiers philanthropes

C'est dans leur vie professionnelle que les Delessert ont laissé l'empreinte sociale la plus visible. Leur grand dessein est d'essayer d'instiller chez les ouvriers dont la vie est difficile et qui ne disposent d'aucune protection sociale les vertus de la prévoyance par l'épargne.

En créant un système social efficace, il est possible d'améliorer le sort des classes laborieuses tout en favorisant l'ordre politique et la stabilité économique. En particulier, un faible prélèvement sur les salaires permet de faire cesser la pauvreté et d'éviter que seule la charité puisse résoudre les problèmes provoqués par la maladie et la vieillesse.

Ainsi, Benjamin met en pratique une idée déjà développée par son père, qui voulait, en 1787, ouvrir un «bureau d'économie» au sein de la Compagnie royale d'assurances, et sa propre réflexion rassemblée dans un opuscule: Des avantages de la Caisse d'épargne et de prévoyance.

Il crée, en 1818, la Caisse d'épargne de Paris, modèle pour toutes les futures Caisses d'épargne en France, estimant que seules des initiatives privées peuvent réussir en ce domaine. En effet, toutes les tentatives avaient, jusque-là, échoué: la Caisse de prévoyance et de secours, la Caisse nationale des épargnes, les Associations de prévoyance n'avaient pu voir le jour car I'Etat refusait de gérer les fonds des épargnants.

Inscrivant son projet dans un ensemble de réformes politiques, financières et sociales, s'inspirant de plusieurs expériences anglaises, il crée une société anonyme sans but lucratif, au capital de 20000 francs,qu'il fait approuver par une ordonnance royale, afin de garantir financièrement l'entreprise et de montrer son rôle social.

Il convainc vingt fondateurs bienfaiteurs, des banquiers (James de Rothschild, Jacques Laffitte, les Hottinguer…), des célébrités (La Rochefoucauld, le premier président, Auguste de Staël…) parmi lesquels sont choisis cinq administrateurs bénévoles pour cinq ans.

Le nouvel organisme s'installe d'abord dans les locaux mis à sa disposition dans un immeuble de la Compagnie royale d'assurances, puis à la Banque de France; enfin, en 1844, dans l'hôtel Thoynard. Les versements, gérés par la Caisse des dépôts, sont rémunérés à 5 % et les sommes confiées peuvent être récupérées à tout moment (cependant, le retrait de grosses sommes nécessitera bientôt un préavis).

Par la suite, Benjamin Delessert obtient que les Caisses d'épargne puissent recevoir des dons et des legs et deviennent des établissements d'utilité publique, ce qui permet aux communes de participer aux frais de gestion et aux départements d'apporter des subventions. Sont alors créées les premières succursales de la Caisse dans les différents arrondissements de la capitale.

Si les débuts répondent difficilement aux attentes du fondateur (en 1819, ouvriers et domestiques ne représentent qu'un tiers de la clientèle), le succès s'installe progressivement. Benjamin sera président de la Caisse d'épargne de Paris pendant vingt-neuf ans. A son décès, en 1847, il y a en France 364 Caisses d'épargne et 175 succursales.

Plusieurs de ses actes montrent l'importance qu'il attache à cette oeuvre. Dans les entreprises qu'il gère, il ouvre à chaque ouvrier un livret en y versant un mois de salaire. A son décès, il lègue par testament 150 000 francs pour donner à 3 000 ouvriers des livrets d'épargne de 50 francs et il fait inscrire sur sa tombe l'unique épitaphe: « Ci-gît l'un des principaux fondateurs de la Caisse d'épargne». François devient alors président.

Mais le moment est délicat car la crise de 1848 conduit à des demandes de retrait considérables. Or les fonds sont placés en titres peu liquides, comme les rentes et les actions de compagnies de canaux. La hausse du taux d'intérêt est insuffisante et la proposition de conversion des livrets en rentes catastrophiques. Les compensations offertes limitent les dégâts, mais elles sont insuffisantes: le solde des dépôts passe de 80 à 10 millions de francs.

Un procès qui va durer trois ans oppose alors les dirigeants de la Caisse à l'Etat et va fixer les nouvelles règles de l'établissement.

La fin d'une dynastie

La fin d'une dynastie

Le nom des Delessert va bientôt disparaître. Le baron Benjamin qui a épousé sa cousine germaine n'a pas d'enfant et François, marié avec sa nièce, fille de sa soeur Marguerite, a un fils, Benjamin, qui ne laisse pas de postérité. Le troisième frère Delessert, Gabriel (1786-1858), qui se retire de la banque en 1833 et devient préfet de police de Paris de 1836 à 1848, a bien un fils, Edouard (1828-1898), grand voyageur, écrivain et photographe, administrateur de nombreuses sociétés, mais celui-ci n'a pas de descendance masculine.

Cependant, si François Delessert est le dernier banquier de la dynastie, la Maison reste dans la famille puisque l'une de ses deux filles, Caroline, épouse le baron Jean-Henry Hottinguer qui reprend la Banque Delessert en 1848. Quant à l'héritage laissé par les Delessert dans le domaine de la prévoyance, le succès des caisses d'épargne est là pour nous le rappeler chaque jour.

Le groupe a franchi une étape capitale en s'associant à son cousin coopératif, le groupe des Banques populaires. Le sort des deux maisons est maintenant scellé avec la création de Natixis, une grande banque de financement et d'investissement qui n'a sans doute rien à envier à BNP Paribas ou à la Société générale.

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