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Les Hottinguer

  1. Banquiers classiques de la haute banque
  2. Une famille de négociants suisses
  3. Les débuts difficiles de la banque Hottinguer
  4. Les activités traditionnelles d'une maison de la haute banque
  5. Les activités bancaires se développent à l'étranger
  6. Changement de nature d'activités
  7. Les temps deviennent plus difficiles
  8. Questions / Réponses
Banquiers classiques de la haute banque

Banquiers classiques de la haute banque

La dynastie des Hottinguer constitue l'un des meilleurs exemples de ce qu'est une grande maison de la haute banque au XIXe siècle. Les hommes qui la dirigent, de père en fils, reçoivent la même formation, travaillent beaucoup au développement de leur affaire, se succèdent aux mêmes postes de responsabilité du monde économique.

Leurs activités se répartissent d'abord entre opérations commerciales et opérations bancaires, nécessairement liées, puis se développent dans les investissements industriels et permettent à la banque d'atteindre son apogée. Elles connaissent, enfin, des difficultés quand l'environnement financier évolue, la concurrence de nouveaux établissements et de nouvelles méthodes réduisant l'attrait des banques privées.

Une famille de négociants suisses

Une famille de négociants suisses

Les Hottinger (devenus Hottinguer en 1799) sont originaires de Zollikon, ville rattachée à Zurich. En 1401, Hans, Heinrich et Rudolf sont nommés bourgeois de Zurich. Ces prénoms (Jean, Henri, Rodolphe) vont devenir l'une des marques de la famille qui joue un rôle important au moment de la réforme.

Nicolas Hottinguer est l'un des principaux artisans de la propagation des écrits de Luther à Zurich. Condamné à mort, il est décapité en 1524 et devient le premier martyr de la Réforme. Mais c'est d'une autre branche de la famille que vient la dynastie des banquiers. L'ancêtre le plus lointain connu est Hans Rudolph, qui fait le commerce du grain.

Cinq générations plus tard (dont deux de chirurgiens et trois de pasteurs), apparaît le premier commerçant, Johannes (1712-1744), marchand drapier à l'enseigne du Petit Pélican. Son petit-fils, Jean-Conrad (1764-1841), est le créateur de la banque. Après avoir fais des études poussées et passé quatre années en apprentissage dans une manufacture d'indiennes à Mulhouse, il part à Genève comme stagiaire chez son oncle.

Il y apprend la comptabilité, le droit commercial, les opérations sur les obligations, les arbitrages sur les changes et montre une capacité exceptionnelle pour le calcul. En 1784, il rejoint Paris pour travailler comme commis chez Le Coulteux & Cie. Il y invente le compte courant et passe les écritures comptables en partie double.

En 1786, cherchant un homme capable de créer une nouvelle banque qu'ils veulent ouvrir à Paris, les associés de six puissantes maisons zurichoises regroupées dans la société Usteri, Ott, Escher & Cie pensent à Jean-Conrad, qui accepte la proposition.

Les débuts difficiles de la banque Hottinguer

Les débuts difficiles de la banque Hottinguer

Avec un associé qui lui est imposé par ses commanditaires, Jean-Conrad fonde la société Rougemont, Hottinguer & Cie, dont l'objet est le commerce des traites et acceptations pour les maisons de négoce suisses traitant des affaires en France. Ils accordent également des crédits. Les deux associés ne s'entendent pas, Denis de Rougemont réalisent beaucoup d'opérations audacieuses à découvert, et, bien que leurs affaires prospèrent, la société est dissoute en 1790.

Jean-Conrad obtient de ses confrères zurichois les fonds nécessaires à la création d'une nouvelle banque. Il reprend l'affaire du banquier Sellouf et dirige ainsi sa propre maison, Hottinguer & Cie, rue Croix-des-Petits-Champs. Ses opérations portent surtout sur les changes et les assignats. En avril 1793, il est dénoncé pour menées royalistes. Sa banque est liquidée le 28 mai et il se réfugie en Suisse. Il se rend ensuite en Angleterre, où il se marie avec une riche héritière américaine, Marthe Redwood, fille d'un planteur, armateur et négrier. Il part ensuite aux États-Unis, où il spécule, sans beaucoup de succès, sur des terrains avec Talleyrand avec lequel il se lie.

En 1796, il rejoint en France ce dernier qui vient d'être réhabilité et reconstitue, le 20 mai 1798, au 3 rue de Provence, la Banque Hottinguer & Cie, qui deviendra simplement Hottinguer à partir de 1800. En 1803, il est nommé régent et, en 1810, baron d'Empire.

Les activités traditionnelles d'une maison de la haute banque

Les activités traditionnelles d'une maison de la haute banque

En 1811, la banque s'installe 20, rue du Sentier. Ses activités se développent dans trois directions. D'abord, la négoce du coton prend une importance qui ne se démentira plus: la famille sera longtemps le plus gros importateur français. Dès 1786, Jean-Conrad avait ouvert au Havre une maison de commerce, spécialisée dans l'importation de coton et l'exportation de cotonnades.

Durant l'époque révolutionnaire, comme il n'avait pas confiance dans les assignats, il les utilisait pour acheter à Londres du coton, du café et de la soie de Chine. Grâce à sa maison du Havre, il fait de plus en plus d'affaires avec les États-Unis, où il a dorénavant un correspondant permanent.

En 1826, un nouvel associé le rejoint chez Hottinguer & Cie, Farqhar Jameson, un Écossais qui a épousé Anna, sa fille aînée. Il prend la direction de l'affaire du Havre et continue à y faire fructifier le commerce de coton.

Ensuite, les opérations bancaires restent le coeur du métier de la maison. Jean-Conrad traite ses affaires seul ou en collaboration avec des confrères, surtout avec James de Rothschild, avec lequel il entretient des relations amicales -même si les deux banquiers sont parfois en concurrence -, et les Baring, de Londres.

Ainsi, il souscrit tous les grands emprunts d'Etat émis par les différents gouvernements français, il prête à de nombreux négociants et s'occupe des transferts de leurs effets de commerce. II aide Delessert à créer la Caisse d'épargne de Paris.

L'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe constituera une aubaine pour sa banque car l'oncle de Jean-Conrad avait aidé le futur roi, quand celui-ci était en exil, en lui procurant un poste de professeur au collège de Reichenau. Le banquier commence à s'intéresser aux assurances. Avec Jacques Laffitte, il crée la Compagnie royale, qui deviendra la Nationale en 1848.

Ce secteur restera privilégié par la banque, puisque l'on trouve jusque dans les années 1970 des Hottinguer administrateurs ou présidents des plus importantes compagnies d'assurances françaises (les Assurances générales, L'Union, Phénix…). Ces multiples activités permettent à la famille Hottinguer de s'enrichir.

En 1819, Jean-Conrad achète l'ancien domaine royal du Piple {peuplier}, qui s'étend sur les communes de Boissy-Saint-Léger, Sucy-en-Brie et Limeil-Brévannes. Appartenant aujourd'hui encore à la famille, la propriété a été le théâtre de chasses célèbres.

En 1827, le banquier achète l'ancien hôtel de la comtesse de La Massaye,17, rue Bergère, où s'installera plus tard la banque. En revanche, même s'il est élu député à la chambre des Cent jours, Jean-Conrad, qui ne sera naturalisé qu'en 1818, étale peu, comme toute la famille, ses préférences politiques.

Quand il laisse l'affaire à Jean-Henri, l'un des cinq enfants survivants sur les huit qu'il a eus, la banque est prospère mais n'emploie que huit préposés aux écritures et deux garçons de recettes. Tout en conservant les activités traditionnelles de banque, le nouveau chef de la maison s'efforce de s'assurer d'autres débouchés, à la fois à l'étranger et dans l'industrie.

Les activités bancaires se développent à l'étranger

Les activités bancaires se développent à l'étranger

Envoyé à 15 ans étudier à Londres, Jean-Henri (1803-1866) y reste pour faire des stages dans des banques et à la Bourse. Associé de la banque en 1825, il effectue, l'année suivante, un long voyage aux États-Unis. En 1832, il épouse Caroline Delessert, ce qui permet aux deux familles de travailler désormais ensemble. Son père lui laisse son fauteuil de régent le 24 janvier 1833.

A ce poste, il parvient, en 1846, à obtenir de la Banque d'Angleterre et des Baring un prêt de 25 millions de francs pour l'institut d'émission en difficulté, en apportant sa caution personnelle. Surtout, aidé de Benjamin Delessert, il milite pour que le taux d'escompte (fixé à 4 % depuis 1820) devienne variable et s'adapte à la conjoncture économique.

Il faut attendre 1852 pour que cette mesure sait adoptée, mais jean-Henri ne participe pas à cette décision, puisqu'il a démissionné en juin 1848 pour s'opposer à une avance de 150 millions au Trésor. Il a remplacé son père au conseil des directeurs de la Caisse d'épargne de Paris en 1835 et en devient vice-président en 1863.

En revanche, il refuse de s'associer à l'aventure du Crédit mobilier des Pereire, même s'il reconnaît l'intérêt de ce nouvel établissement. Peu à peu, les Hottinguer commencent à s'implanter à l'étranger. Tirant profit de son séjour aux États-Unis, Jean-Henri s'intéresse au financement de ce pays.

Ainsi, il prête aux entreprises de l'industrie du coton et souscrit à de nombreux emprunts de la Banque des États-Unis avec laquelle il finit par se brouiller lors de la crise monétaire de 1839. Il refuse alors les traites tirées par cet établissement: les Rothschild ne vont pas manquer de supplanter leur concurrent en les acceptant. Plus tard, Jean-Henri investit dans les mines et le tabac américains.

Il est également l'un des fondateurs de la Banque impériale ottomane, au conseil de laquelle il va siéger de 1863 à 1866, et l'un des principaux souscripteurs, pour ses clients, des emprunts russes, très recherchés en raison de leur taux d'intérêt élevé.

Changement de nature d'activités

Changement de nature d'activités

Associé de la banque familiale depuis 1857, Rodolphe Hottinguer (1835-1920) en devient le chef au décès de Jean-Henri. Habitués aux difficiles négociations car il a participé aux discussions sur les chemins de fer russes et avec la Banque impériale ottomane, il reprend toutes les fonctions de son père: régent de la Banque de France en 1869, président de la Compagnie générale des eaux, vice-président de la Caisse d'épargne de Paris et du PLM…

Lui-même prend part à la création de la Compagnie générale des allumettes chimiques. Abandonnant peu à peu les affaires commerciales, il cherche à asseoir la puissance de la banque dans de nouvelles directions. En France, l'essor des nouveaux établissements de crédit limite les opérations habituelles de la haute banque. Les Hottinguer se spécialisent alors dans le lancement et le placement de titres.

Ainsi, ils financent l'expédition du Mexique en 1862, jouent un rôle prédominant dans le succès du gros emprunt émis pour payer les indemnités de guerre à l'Allemagne après la guerre de 1870. A la suite du krach sur le cuivre en 1889, ils participent au sauvetage du Comptoir d'escompte dont les membres de la famille resteront administrateurs jusqu'en 1946.

De même, en 1931, ils sauvent de la faillite la Banque de l'Union parisienne dont ils ont été les promoteurs. A l'étranger, ils s'intéressent surtout à l'Empire ottoman, dont ils restaurent les finances grâce à un grand emprunt qu'ils lancent avec les Pereire, et à la refonte des statuts de la Banque impériale (dont Rodolphe assume la présidence du comité parisien de 1902 à 1919), afin qu'elle puisse disposer du monopole d'émission.

Grâce à ces actions efficaces, la banque développe ses activités dans l'Empire. La fortune des Hottinguer continue de croître. A la fin du second Empire, ils font construire un immeuble d'habitation au 82, Boulevard Malesherbes et achètent le château de Brévannes.

Le siège de la banque revient rue de Provence en 1867. Un événement marque durablement la vie du baron Rodolphe: pendant la Commune, il est grièvement blessé par balle rue de la Paix, au cours de l'affrontement du 22 mars 1871 entre légitimistes et insurgés.

Au cours de toutes ces décennies, de nouveaux associés entrent dans la Maison - fils, neveux, cousins. Leur formation, comme celle de tous les ancêtres, passe d'abord par un stage en Angleterre, chez les Baring, puis par un voyage aux États-Unis.

Ils deviennent alors administrateurs dans les diverses sociétés françaises et étrangères dans lesquelles la banque a des intérêts, soit dans les secteurs traditionnels où elle a toujours été présente, soit dans des nouveaux secteurs industriels, essentiellement orientés vers les moyens de transport.

Les temps deviennent plus difficiles

Les temps deviennent plus difficiles

La Banque Hottinguer perd beaucoup de sa puissance au XXe siècle. Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, elle est contrainte de fermer et de se replier pendant quelques mois dans l'Allier. De plus, les différentes nationalisations frappent les secteurs dans lesquels elle est le plus impliquée: les chemins de fer et les assurances, sans parler de la Banque de France où la fonction de régent, essentielle pour être au centre des décisions financières, disparaît.

Henri (1868-1943), le fils de Rodolphe, est donc le quatrième et dernier représentant de la famille à siéger à l'institut d'émission. Son arrière-petit-fils, Rodolphe, septième baron Hottinguer, devient le chef de la maison dans les années 1980, à un moment où les activités de la banque se recentrent sur l'immobilier et la gestion de grosses fortunes, appliquant aux clients les principes qui ont fait la renommée de la maison: confiance et discrétion.

En 1997, la Banque Hottinguer est reprise par le groupe Crédit suisse et intégrée à sa filiale française . Le retour dans le giron d'un établissement helvétique apparaît comme l'aboutissement de l'histoire de la dynastie Hottinguer, qui retrouve ainsi le pays d'origine de ses fondateurs.

Source: La Vie Financière - Hors Série, Juillet / Août 2007.

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