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Les Mallet : Première famille de banquiers

  1. Première famille de banquiers
  2. De Genève à Paris et du négoce à la banque
  3. Les choix judicieux de la période révolutionnaire
  4. De la banque à la finance
  5. Premières difficultés et nécessaires regroupements
  6. Questions / Réponses
Première famille de banquiers

Première famille de banquiers

Fondatrice de la première banque privée française, la dynastie des Mallet est impliquée dans tous les événements qui ont marqué l'évolution du système bancaire de notre pays. Son histoire se caractérise par les liens qu'elle a su tisser tout au long de son existence avec d'autres familles de banquiers -souvent protestantes comme elle -soit sous la forme de regroupements pour des opérations ponctuelles, soit en les accueillant dans son capital.

Cette faculté d'adaptation a permis à la Banque Mallet d'assurer sa pérennité malgré des périodes difficiles et de subsister aujourd'hui au sein d'un groupe de dimension mondiale.

De Genève à Paris et du négoce à la banque

De Genève à Paris et du négoce à la banque

En raison de son engagement huguenot, Jacques Mallet, marchand drapier à Rouen, doit s'exiler avec sa famille. Il se réfugie en 1558 à Genève, où Calvin accueille, depuis une quinzaine d'années, les protestants français, qui, peu à peu, dominent la vie économique de la ville.

La famille Mallet, poursuit ses activités de négoce de textile, surtout auprès des armées qui constituent des clients privilégiés, et de spéculation des denrées d'outre-mer. S'y ajoutent des activités bancaires, de change, de transferts de monnaie-métal, compléments classiques, à l'époque, des opérations commerciales.

Un arrière-petit-fils de Jacques Mallet, Isaac (1684-1779), suit l'exemple de nombreux financiers suisses et part s'installer à Paris en 1713 pour recouvrer des créances sur le Trésor royal français, qui s'est beaucoup endetté pendant la guerre de Succession d'Espagne, et y réaliser les opérations bancaires des clients suisses de son cousin Gédéon Mallet.

Il font en 1723, sa propre maison, Isaac Mallet & Cie, doyenne des banques françaises, qui va conserver pendant plus de deux siècles une tradition familiale, mêlant au sein sa direction des membres de branches de générations différentes. Tout en développant ses affaires commerciales, Isaac se spécialise dans l'escompte et le recouvrement des lettres de change ainsi que dans les avances de fonds.

Il évite, en revanche, les opérations spéculatives, échaudé par la forte perte qu'il a subie en 1725 dans une entreprise d'armement naval. De même, jusqu'à la Révolution, les Mallet installés dans notre pays n'acquièrent aucun bien foncier.

En effet, depuis la révocation de l'édit de Nantes, les protestants français sont déchus de leurs droits civils et la transmission successorale de leurs biens n'est pas reconnue. La maison change de nom à chaque entrée de nouveaux associés, en particulier le fils aîné d'Isaac, Jacques (1724-1815), puis ses petits-fils Guillaume (1747-1826) et Isaac Jean-Jacques (1763¬1815).

Elle devient alors Mallet Père, Fils & Cie et développe, à partir de 1770, ses opérations d'arbitrage sur les changes grâce aux informations que lui fournissent ses correspondants dans plus de cinquante villes d'Europe. Elle devient l'une des banques privilégiées de la clientèle genevoise pour la gestion des rentes.

Sa première participation industrielle date de 1778, quand elle s'associe avec les frères Perier dans l'Entreprise de distribution des eaux de Paris, jusqu'à ce que l'administration royale reprenne l'affaire. La famille restera fidèle à ce secteur puisque, à partir de 1879, Albert Mallet, son fils Jacques et son petit-fils Jean-Pierre siégeront au conseil d'administration de la Compagnie générale des eaux, créée en 1853.

Les choix judicieux de la période révolutionnaire

Les choix judicieux de la période révolutionnaire

Bien que monarchistes constitutionnels, Guillaume et Jean-Jacques Mallet commencent par offrir leur aide aux premières manifestations de la Révolution en soutenant la monnaie nationale. Ainsi, ils apportent 50 kilogrammes d'argent massif convertis en assignats. Cependant, même si Guillaume a retrouvé la nationalité française en 1791 alors que Jean-Jacques est toujours genevois, ils sont arrêtés pendant la Terreur, ayant refusé de quitter Paris afin de protéger les avoirs de déposants qui ont fui la France.

Ce sont leurs épouses, les soeurs Houël (des Françaises), qui gèrent la banque pendant leur détention. Libérés les deux frères constituent, en 1792, avec leur cousin, Jacques Torras, une nouvelle société, Mallet Frères & Cie.

Très rapidement, les Mallet anticipent l'échec de la Révolution. Ils ne spéculent pas sur les assignats, préférant acquérir des biens nationaux. Et à partir de 1791, pour assurer la défense des rentiers, ils sont, avec les Delessert -parents par alliance -, à l'origine de la création de l'Association Pérignon, qui achète, grâce aux créances détenues sur l'État, des biens nationaux et des fermes ayant appartenu au clergé belge et verse les fermages qui en découlent aux sociétaires.

Ce choix évite à la banque, en 1797, de disparaître dans la tourmente provoquée par l'annulation des deux tiers de la dette publique française (contrairement à beaucoup de confrères très engagés sur les titres publics).

De la banque à la finance

De la banque à la finance

Comme la renommée de la maison ne cesse de grandir, Guillaume Mallet est en toute logique, appelé pour être l'un des artisans de la fondation de la Banque de France. Il obtient l'un des sept sièges de régent que la famille ne cessera d'occuper jusqu'à la nationalisation de 1936. En 1810, comme de nombreux autres chefs de maisons de la haute banque, il est fait baron.

Les deux générations suivantes assurent l'essor de la maison Mallet en adaptant leur vie privée aux exigences de leur vie professionnelle. Les fils aînés partent faire leurs armes en Angleterre puis aux États-Unis, reviennent comme simples employés de la Banque, avant d'en devenir les chefs.

Les enfants se marient obligatoirement avec des protestants qui leur apportent des opportunités de développement (les fils de Guillaume, Adolphe-Jacques, dit James (1787-1868), et Louis-Jules, dit Jules (1789-1866), épousent deux soeurs, Emilie et Laure Oberkampf, filles du créateur bavarois de la Manufacture des toiles de Jouy).

Depuis un certain temps en constante diminution, les activités de négoce des Mallet cessent en 1857 pour faire place aux opérations bancaires traditionnelles (escomptes d'effets et prêts).

Et, surtout pour permettre une diversification dans des opérations financières de gestion de valeurs mobilières, tant pour eux-mêmes que pour leurs clients (dont la famille d'Orléans). En effet, la maison prend une place essentielle dans l'essor économique français en investissant dans les entreprises des secteurs porteurs de l'époque. D'abord, elle consolide sa place dans les assurances.

James, physiocrate passionné d'agriculture, est non seulement à l'origine de la création des Assurances générales contre la grêle mais aussi président de la Compagnie des assurances générales, poste que son fils, Alphonse (1819-1906), et son petit-fils, Ernest (1863-1956), occuperont après lui. Son frère, puis son neveu, Henri (1824-1908), sont présidents de la Royale qui deviendra la Nationale.

Son autre neveu et gendre, Charles (1815-1902), et son cousin, Edmond (1803-1884), sont administrateurs respectivement de L'Union et du Phénix. Ensuite, la famille est très tôt présente dans les chemins de fer, puisqu'elle fait partie du syndicat des banquiers à l'origine de l'une des premières lignes pour voyageurs, le Paris-Versailles.

Elle essuie parfois des échecs comme pour la ligne Paris-Le Havre, qui ne voit pas le jour aussi rapidement que prévu, mais enregistre de beaux succès sur des lignes transversales comme le Lille-Strasbourg-Bâle ou le Creil-Saint-Quentin ou sur des lignes plus importantes comme la Compagnie du Nord avec les Rothschild ou le PLM avec les frères Péreire.

Le rapprochement avec ces derniers, fondateurs du crédit mobilier, permet aux dirigeants de la banque de participer à la création ou d'entrer au conseil d'administration de nombreuses entreprises françaises et étrangères: la Compagnie générale transatlantique, le Crédit foncier, la Société autrichienne des chemins de fer de l'Etat, la banque impériale ottomane…

En prenant part à la construction du Grand Hôtel du Louvre (aujourd'hui le Louvre des antiquaires), les Mallet poursuivent leurs efforts pour l'aménagement urbain de Paris. En effet, James et Jules avaient créé les galeries Boufflers, dans le jardin de l'hôtel du même nom dont ils ont hérité de leur beau-père Oberkampf, afin de concurrencer les galeries du Palais-Royal.

Reconstruite après l'incendie de 1829, avec une structure métallique, la « Galerie de fer» est à nouveau démontée par le Crédit lyonnais pour y installer des bureaux puis son siège social.

Premières difficultés et nécessaires regroupements

Premières difficultés et nécessaires regroupements

Désormais installée 37, rue d'Anjou, la banque connaît ses premières difficultés avec la guerre de 1870. Des banques anglaises sont obligées de lui venir en aide pour pallier la défaillance de nombreux clients.

Elle retrouve ensuite son rang, aussi bien au niveau national, où elle participe, par exemple, à la création des Ateliers et chantiers de la Loire et à de grandes compagnies d'électricité, qu'au niveau international, où elle place des emprunts espagnols, portugais, russes…

Une nouvelle crise éclate pendant la première guerre mondiale. Contrainte de replier une partie de ses activités à Agen, la maison voit ses affaires péricliter, et, cette fois, c'est la Banque de France qui vient à son secours. Les activités reprennent en particulier dans les investissements pétroliers.

Le krach boursier de 1929 et ses conséquences bancaires la frappent à nouveau. Alors qu'elle commence à relever la tête, la Seconde Guerre mondiale éclate. La banque déménage dans le château Saint-Maigrin, en Charente, qui appartient à un associé, mais l'activité est réduite.

Les affaires reprennent à la fin du conflit, mais le nouvel environnement économique et bancaire nécessite des capitaux importants que les associés ne peuvent apporter. Des accords avec des confrères travaillant sur des créneaux complémentaires sont indispensables. En 1966, la Banque Mallet fusionne avec la maison de Neuflize-Schlumberger pour former la société de Neuflize, Schlumberger, Mallet & Cie (NSM).

Le groupe va prendre une nouvelle dimension. Dépôts, opérations de change, prises de participations industrielles, affaires aux États-Unis, où la banque de Neuflize-Schlumberger est très présente et appréciée, vont connaître un développement important. L'embellie est pourtant de courte durée car surgit, en 1971, l'affaire Lipsky.

Cet ancien client de la Banque Mallet, devenu client de NSM, est à la tête de plusieurs sociétés en mauvaise santé entre lesquelles il met au point un système illicite d'opérations bancaires et financières. Lorsque le scandale du patrimoine foncier éclate, sa banque, qui n'a pas détecté la fraude, est frappée de plein fouet: en plus des poursuites pénales, elle est reconnue civilement responsable.

Ses associés dédommagent à l'amiable les souscripteurs du Patrimoine foncier. Éprouvée par cet épisode, la banque NSM accélère la recherche, entreprise depuis quelques années, d'un partenaire qui lui apporterait les capitaux nécessaires pour assurer son avenir. En 1972, la quatrième banque néerlandaise, Mees & Hope, dont Morgan Guaranty Trust détient 20%, prend 28% du capital.

Il s'agit d'un tournant important dans l'histoire de la Banque Mallet qui, pour la première fois, s'adossent à un groupe puissant et non à des confrères privés de taille et de culture comparables. La nouvelle structure de l'actionnariat n'est pas remise en question, en 1975, quand à son tour, Mees et Hope est repris par Algemene Bank Nederland (ABN): NSM figure dans le nouveau groupe à hauteur de 80%.

Mais si la Banque française réussit à conserver son autonomie de décision, les Mallet en perdent, pour la première fois, la direction. Cette situation permet cependant à NSM d'échapper aux nationalisations de 1981, puisque plus de la moitié de son capital se trouve alors entre les mains de capitaux étrangers. Les fusions-acquisitions se poursuivent et, en 1990, est crée le groupe ABN-Amro dans lequel se fond NSM, devenu entre-temps NSMD à la suite de l'absorption de la banque Demachy.

Ainsi, près de trois siècles après sa création, la Banque Mallet a toujours sa place dans le paysage bancaire français. Ayant accepté de se dégager progressivement de l'établissement chaque fois qu'elle constatait que l'évolution du monde financier rendait plus problématique la survie d'une banque familiale isolée, la dynastie a su préserver les acquis que huit générations ont façonnés et dont bénéficie le grand groupe européen dans lequel la banque est aujourd'hui intégrée.

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